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mardi 04 janvier 2011

Un voeu

Ô Homme, regarde autour de toi et goûte à la colère de ces injustices ! N’as-tu donc plus de dignité que tu ne te révoltes pas à ces injures faites à tes semblables par tes semblables ?

Ecoute autour de toi ces plaintes monter de plus en plus ! Regarde autour de toi se défaire les liens fraternels qui relient les hommes ! Entends monter les cris de douleurs et de colère de plus en plus nombreux !

Ô Homme, indigne-toi que tu ne puisses plus décider souverainement de ton destin ! Indigne-toi que ton cri ne porte plus au cœur de ceux qui te dirigent ! Indigne-toi de ta solitude grandissante au milieu de ce bruit infernal et de ce temps de plus en plus rapide !

Le contrat qui me lie aux autres hommes se délite petit à petit. A chaque assaut de l’égoïsme les fils qui me relient aux autres hommes se tendent et se coupent. Les cris de fureur remplacent petit à petit la musique des joies d’autrefois. La peur prend petit à petit la place de la confiance que j’ai en l’homme. La violence s’insinue dans les amitiés et nous isole chaque jour davantage.

Ô Homme, où t’en vas-tu ? Sur quel chemin t’es-tu engagé que tu baisses la tête sous un joug de plus en plus pesant ? Vers quel horizon sans lumière t’en vas-tu de ce pas si pressé ? Vers quelle solitude t’enfermes-tu ? As-tu oublié ces si belles conquêtes partagées entre tous ? As-tu renoncé à trouver en l’autre ce miroir de toi-même ? As-tu biffé d’un simple détournement de regard toutes ces valeurs qui nous ont porté jusqu’ici ? As-tu oublié ce que tu es ?

Regarde cet homme qui renonce à dire ou à faire par fatigue, se dit le matin qu’il le fera le soir et le soir se dit qu’il le fera le matin. Regarde cet autre homme aveuglé de douleur par son métier si pesant. Et regarde cette femme ! Vois son regard empli de tristesse au moment de voler ces quelques pommes qui nourriront un peu ses enfants. Entends le murmure incessant de toutes ces personnes seules, de plus en plus seules.

Ô Homme ! Indigne-toi ! Relève la tête et brise ce bât qui te meurtrit l’âme et le cœur ! Laisse en ton cœur monter cette juste colère qui te fait reconnaître l’injustice et cette fureur qui te la fait combattre ! Joue de nouveau cette musique de l’amour et de l’amitié et retrouve sur ton chemin tous ces hommes qui sont autant de parts de toi-même ! Ô Homme ne renonce pas à ce que tu es ! Indigne-toi de tes semblables qui avilissent et asservissent tes amis, tes frères et tes enfants ! Gronde ta colère à la face de ceux qui ne veulent pas t’entendre !

Ô Homme, regarde en ton cœur les valeurs les plus simples, tes amours les plus belles et ton indignation sera l’outil de la reconstruction de ton monde ! Ô Homme, lorsque, las de ton asservissement, tu relèveras la tête pour te libérer de ton joug, ton indignation sera une précieuse alliée ! Ô Homme, tu trouveras ton indignation qui te permettra de te libérer et de croire de nouveau en toi.

lundi 18 octobre 2010

Nos politiques au pouvoir...

D'habitude, j'essaie d'avoir toujours une position modérée. Mais il est vrai que face à ce gouvernement, il est difficile de garder son calme. Sa surdité, volontaire, est tout bonnement agaçante. Et selon l'adage : "il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre".

Ce qui me désole le plus, c'est que à faire ses réformes comme cela, en force, sans réelle concertation nationale, au final il se passera qu'en 2012, si Nicolas Sarkozy n'est pas réélu, le successeur reprendra tout (enfin j'ose l'espérer) pour enfin faire quelque chose de bien pensé, dans la logique du bien commun. Mais que de temps perdu, tout simplement par idéologie malsaine et égotisme...

Non vraiment, Nicolas Sarkozy n'aura jamais eu la stature d'un homme d'état. A la rigueur il aurait pu faire un premier ministre. Mais selon moi, c'est un homme sans vision pour la France, sans ambition autre personnelle.

Ce n'est que mon avis...

lundi 11 octobre 2010

Autres réflexions sur la réforme des retraites..

Le problème : la réforme est à faire, celle qui est proposée ne convient pas.

Je partage une analyse entendue il y a peu : cette réforme n’est pas une réforme sociale, mais une réforme politique à l’attention des milieux économiques.

Aujourd’hui, de toute façon, les motivations décisionnelles sont guidées par un aspect purement comptable. On aligne des chiffres, on les compare, de manière totalement « mathématique » et « statistique », sans tenir compte de 2 faits : 1. Ces chiffres sont des représentations incomplète d’hommes et de femmes avec des situations différentes 2. La république est un espace commun dont l’objectif n’est pas de faire des bénéfices, mais de dépenser les sous « mis au pot commun » de manière à ce que tout un peuple avance ensemble et que nul ne saurait bénéficier de privilèges dans l’espace commun.

Et s'il y a une chose qui me déplaît énormément, ce sont les propos que je trouve parfois trop radicaux (Mouvements sociaux du 12 octobre : la CGPME dépose un préavis de ras-le-bol et dont la conséquence, quand ce n'est pas l'objectif, est de monter une partie des gens les uns contre les autres. Ici je cite l'exemple de la CGPME, mais ce qu'on fait les membres du Medef du côté de marseille est exactement identique, avec une ironie assez cynique.

Bref, l'homme et la République ne sont plus au coeur de la réflexion ni de l'action politique.Ce n’est pas l’orientation politique de l’époque dans laquelle nous vivons… ce qui est à déplorer.

samedi 09 octobre 2010

Petites réflexions sur la réforme des retraites

Bon, en vrac :

- oui à une réforme des retaites - oui pour conserver le système par répartition - oui pour la possibilité des retraites par capitalisation en complément du système par répartition (laissons le choix aux amoureux de la spéculation et les afficionados des dividendes) - oui à un système qui tient compte de la différence entre les métiers, ce que d'aucun appelle la pénibilité. il y a nécessairement une différence de vie entre un ouvrier en bâtiment, un infirmier, un ouvrier à la chaîne et un personnel administratif toujours assis derrière un bureau à horaires fixes, un cadre de grande entreprise également derrière un bureau. Le problème ce n'est pas de faire une pénibilité par "branche", mais de définir quelques critères définissant la pénibilité : environnement dangereux (soumis à des produits dangereux, des environnements de travail à risques), travail nocturne (mais pas le travail le WE, faut pas exagérer non plus), travail physique intense (un maçon, un artisan du bâtiment, un manutentionnaire, ...). Ces critères devraient établir une sorte de pondération. La vie étant constitué d'une suite d'emplois, il suffit de cumuler ces pondérations et on obtient une date de départ à la retraite incluse dans une période déterminée entre 58 et 64 ans (et on garde le système de cotisation à 41 ans et 65 ans max pour bénéficier d'une retraite à taux plein). - oui pour des spécificités pour les femmes qui ont eu plusieurs enfants. En fait, pour celle ou celui qui a arrêté sa carrière pour élever ses enfants. Je me souviens que mes années d'armées comptent pour ma retraite... Et une natalité qui soit au dessus du taux de renouvellement, c'est l'assurance d'une société pérenne.

Moi, il y a un truc qui me chiffonne quand même. Depuis la loi constitutionnelle de juillet 2008, il existe le Référendum d'Initiative Populaire, où avec 1/5ème des parlementaires et 1/10ème des citoyens français, il est possible d'établir un référendum, notamment un référendum d'adoption et d'abrogation de texte.

Je me demande quand même pourquoi personne ne soulève cette possibilité pour balayer cette réforme injuste proposée par Nicolas Sarkozy et le gouvernement actuel. Vous ne pensez pas que le 1/5ème des parlementaires et le 1/10ème des français, c'est un chiffre qu'on peut avoir ? Tous les opposants (actifs ou passifs) au texte ne se retrouvent-ils pas dans ce quorum ?

Vous en pensez quoi ?

vendredi 16 juillet 2010

Puisque les autres font comme ça...

Depuis très longtemps, j'entends autour de moi des gens justifier leur comportement par cette phrase : "Oui, mais quand on est parent, on fait comme si... les femmes font ceci... je suis sûr que chez les untels c'est comme ça... Il ne faut pas que je me plaigne, d'autres sont plus malheureux..." Récemment encore, la justification de la rigueur budgétaire de l'Etat était : "Les autres pays européens font pire, regardez ce qui se fait dans tel ou tel pays, ..."

Jusqu'à présent, cette rhétorique me paraissait sensée, frappée du coin du bon sens : c'est vrai, après tout, si tout le monde fait comme ça, c'est que c'est la voie du bon sens. Et puis si ailleurs c'est pire, je vais pas me plaindre hein, pour le cas où ça deviendrait pire ici...

Mais il y avait toujours quelque chose qui me perturbait dans cette manière de considérer. En fait, plusieurs choses me perturbaient. Tout d'abord, cette espèce de culpabilité mal placée. Si c'est pire à côté, pourquoi ne devrai-je pas me plaindre que ma situation ici même ne me satisfait pas ? Parce qu'à côté ça se passe moins bien, je dois me satisfaire de ce que j'ai au cas où si je dis quelque chose on me retire tous mes avantages d'un coup ? Ensuite, pourquoi doit-on aller chercher à côté des solutions ou bien pourquoi doit-on utiliser ce qui se fait à côté pour changer ? Ne peut-on trouver en nous même nos propres solutions ? Ne peut-on avoir nos propres réflexions pour savoir ce que l'on aime, veut, peut faire ? Bien sûr qu'on peut regarder ce qui se fait à côté. Mais je ne pense pas qu'il faille l'utiliser comme justification à ce que nous faisons. A côté, ils font comme bon leur semble. Ici, nous faisons comme nous le voulons.

Utiliser l'autre pour justifier ses propres actes est une posture qui aujourd'hui m'exaspère au plus haut point. Cela témoigne pour moi d'une fuite de ses responsabilités. Ensuite, je trouve plus intéressant d'avoir à chercher en moi mes propres solutions, mes propres réflexions et mes propres opinions. Je pense que si le pays faisait pareil, si tous les français étaient dans une démarche commune pour trouver les choses à améliorer, ça irait beaucoup mieux. Plutôt que de suivre le troupeau.

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