D'origine grecque, le vocable « cathare » (kajarov, pur) désigne les hérétiques dualistes qui se manifestèrent en Occident dans la seconde moitié du XIIe siècle. Le plus ancien document où il apparaît est un acte de Nicolas, évêque de Cambrai (1164-1167), qui enregistre la condamnation portée par les évêques de Cologne, Trèves, Liège, entre 1151-1152 et 1156, contre un clerc, Jonas, « convaincu de l'hérésie des cathares ».