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A chaque réplique de l'Absurde devant le monde,
Un éclat argenté de vérité s'échappait,
A tel point que le monde se retrouva nu,
dans son essence primitive.
L'Absurde s'assit sur cette chose minérale
et se dit qu'il s'ennuyait..
Le blanc du temps s'étendait à l'infini, sans contrôle aucun.
Le Blanc ne suffit pas à remplir le coeur de l'Absurde,
Alors il essaya de trouver un passe temps.
Mais le temps s'étendait trop loin pour passer.
« Si j'invente le mot Laideur »
pensa l'Absurde,
« Est-ce que les rochers apparaîtront ? »
« Si je provoque le mot odeur »
« Vais-je toucher le bord du monde ? »
Comme tout était mélangé et laid,
Comme rien n'existait à part lui,
L'Absurde se mit à pleurer
« Mais tu es vivant » dit un éclat de vérité qui traînait par-là !
« Je ne sais pas ce qu'est le mot vivant » dit l'Absurde.
« Vivant » c'est moi répliqua le monde,
« et tu n'as rien a faire dans mon ordonnancement ! »
« Je fais ce que je veux » dit l'Absurde,
« La Folie grimpe les sommets qu'il lui plaît.
Si je veux écrire le mot, je l'écrirais,
Si j'attends jusqu'à la fin des temps,
Tu n'y pourras rien ! »
Le Temps en s'entendant nommer se rétrécit,
en sifflant
Jusqu'à ressembler à un coquillage
Ou à un serpent
L'Absurde écoeuré, écrasa le Temps,
Alors le Monde sous lui et en lui
S'évanouit.
Il ne resta que le Rien
Mais jusqu'à quand ?
Nul ne le dit.
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