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Et revenue parmi les vivants,
Je revêtis une robe d’'argent,
Constellée des diamants,
Que l'’amitié m’'avait donnée.
La brûlure avait disparu,
Je n’'avais plus froid,
Et, la hyène qui hurlait en moi,
C'’était tue.
La blessure que m’'avait laissé,
ce combat contre le Néant,
demanderait encore longtemps,
Avant de cicatriser.....
Le sang qui en avait coulé,
C'’était déjà transformé,
En mot vivants,
Bien vite, envolés....
Mais, étais-je revenue de cette contrée lointaine,
Où sévissait l’oracle d’Athènes,
Celui qui, contre la Raison,
m'inspira mille passions ?
Le Temps, lui, qui est Sage,
me conduisit vers la Tour d’Ivoire,
Pour 'm’y cacher un seul isor,
Afin que la créature de l’'ombre,
Ne puisse plus jamais me voir.
Le lendemain, je repris ma route,
A travers les déserts et les ravins escarpés,
Et J'’arrivais à une oasis dorée,
Ou je cessais de pleurer.
Il ne me restait que quelques fragments de Moi,
Un éclat de rire, un frémissements des doigts,
Le souvenir des mes yeux,
Un morceau d'’âme qui traînait là,
Un .. Je... t'’aime.....inconnu,
Un chiffre incongru.
Avec l’'aide du Temps,
Et une seule petite graine de Froment
Je pu faire repousser,... un champ de blé entier,
A ce moment là, précisément
Ma source ensoleillée,
Se remit à couler .......
Et, l'’Histoire sans Fin, pu recommencer.....
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