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Un soir, une nuit
Un soir où j'aurai menti
A tous ceux qui se disent mes amis.
Un soir parfaitement noir,
Je réinventerai mon histoire.
Je brûlerais tous les mots
Pour en faire de la cendre,
Et qu'ils puissent me ressusciter
Alors, répétant les gestes d'Autrefois,
Je répandrais cette poudre en un cercle autour de moi,
Puis à l'envers, je débiterais la Tora.
« Jeteuse de sort,
Porteuse de Mots,
Entremetteuse d'âme volée.
Envole toi !»
Le vent soufflera une dernière fois.
Et en milliers d'étincelles hurlantes,
de couleurs brûlantes,
Mon corps affranchi, s'enfuira de là.
Un soir, une nuit
Un soir où j'aurai menti
A tous ceux qui se disent mes amis.
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