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ici passe l'oisillon centenaire
mes ailes sont lourdes
et mes yeux tombent de leurs orbites
acculés par des tonnes d'images
voici que je vous ouvre la porte de ma case
ne tapez pas
entrez avec fracas
c'est notre chose communeA moi le kpété
A moi, balafon
Ma respiration hachée embouche le gond sans moi
Mes habits de kpanlingan me rappellent leur présence et ma présence
La présence sans conscience n'est pas une science
La présence sans substance n'est pas intelligence
L'intelligence qui brille par sa carence dresse
L'omniscience et l'omnipotence du non sens
Et mes sens à moi veulent couper de leur tranchant l'acier en deuxAlors je dresse mon souffle
Chacun doit aiguiser le tranchant de sa main
S'entraîner au hall des Arts du dimanche au dimanche
Huit heures à huit heures
Afin que le Bénin soit béni
Et que notre cousin Agbako
Aille passer la lune de miel avec Aiwa sur la JupiterEt le temps passe
Mon kpété a déjà commencé par faire danser l'air
Il n'est ni digba
Ni John bri
Ni Noubi Yoyo
Il n'habite ni les carrés 100 et 101
Ni l'immeuble de la BCEAO
Mais il dira notre histoire commune
Sans se fracasser le nez et se fendre les narines
Comme les choses communes de chez nous.
Il n'ira pas non plus faire des tours au champ de foire
Car là-bas, mille yeux atterrissent sur vos deux yeux
Et les foies se retrouvent percéesMa muse n'est que chaussée du "djimapklon"
Sur le marché de l'envol
Elle se cherche
D'étalage en étalage
A la recherche du plus sucré
Du plus frais
Du plus marginal
Elle hume le vent
Chargé de toutes les odeurs
De toutes les sensations
Abeille
Elle bitune
Aiguillonnée par sa gourmandise
Par sa libido toujours aiguëElle est perdue dans le désert
Et sous les dunes dans le sable fin
Se cherche
Brûlée par le soleil des hésitations
Elle tâte ma déesse
Elle veut saisir la manche du couteau
Et de sa volonté
Couper la montagne du tranchant en deux
Par son chant
Elle veut haut planer
Au-dessus de toutes les romances
Elle plane
Et faucon
Se jettera sur sa proie
Et possessive
Défendra le contenu de sa gibecièreElle est belle mais timide
Elle se mire
Courtisane
Se maquille
N'oubliant ni fards, ni rouges aux lèvres
Se présentera-t-elle au secours
de Miss Bénin-Afrique-Univers ?
Pourtant ses seins sont gonflés et doux
Elle est pulpeuse avec peu de graisse
Mais elle prendra l'envol
Du dessous du lit elle sortira
A la recherche de la cime du Kilimandjaro
Du paradis des chantres
De leur trôneVoyez comme mes oreilles sont grandes et écartées
Agrandissez les vôtres
Ecartez les vôtres
Kpanlingan s'amène
Sa bouche est pleine de fiel
Sa bouche a connu l'odeur du vin
Mais la bile lui couvre tout le palaisCar
Dans le ventre de Dan
Toutes les dents sont acérées
Je suis né dans un cactus de nid
Qui au reflet de la lumière
Voile ses épines.
Mon souffle a poussé son premier gémissement
Dans un cratère qui s'est paré
De peau d'agneau
De parure de vierge
De myrrhe et de menthe
La nuit
Alors que tous les index se sont éteints
Des feux rouges et pimentés m'encerclent
Dans lances acides se dressent sur mon artère pulmonaireSe dresser chez nous est un crise de lèse-prochain
Le ciel est tout bas ici
L'horizon dépasse à peine le nez
Viser loin
C'est monter sur une table ou une chaise
C'est refuser l'effet joule de l'esprit
Pour l'échauffement des ongles crochus
C'est creuser le sable sous les pieds du passant d'à côté
Et monter sur son corps
Fouiller son corps mort
En extraire tout l'or
Le redresser contre le mur
Les pieds lourds sur sa tête morteLes pas s'allongent difficilement sur notre périmètre
Ce périmètre où la guêpe est aux aguets.
Tu auras beau porter un scaphandre
Tu auras beau t'emmitoufler dans un moustiquaire
Le moustique trouvera le chemin pour te voler ton sang
Une porte fermée ne peut être fermée au vent.
Et la nuit est ici vent
La nuit gueule-de-cartouches
La nuit qui nuit et luit
Tout le monde est ici vent
Tout le monde sent le sang
Tous chantent le " pan ! "
Tous sont paons et vantent le "bang !"Dieu n'a pas créé des yeux dans le dos de
Celui qui regarde droit devant lui
Or l'horizon du dos est une eau souillée
D'où le crocodile fait saillir ses crocsMon frère,
Fais attention quand tu marches avec la lumière
Regarde cette grosse pierre que tes yeux ne peuvent voir.
Arrange tes cols
Il y a des gens qui ne souffrent pas l'élévation
Mais tes lèvres n'auront qu'une fonction
S'écarter
S'habiller de beau
Laisser découvrir du blanc
Laisser vaporer le bonheur de voir s'égrener
S'étaler
S'enfoncer dans le dos de ta chair
Les fers des serres des Lucifers
Car personne n'est destructeur de boîtes
Pourtant les boîtes se détruisent
Personne n'a télélancé des virus
Pourtant ton écran de PC clignote
"Virus ! Virus !"
Ton disque dur se retrouve "cadavre"
Il tombe
Emportant dans sa tombe
Les océans de lumière qui t'étaient allumés
Il sombre
Assombrissant les éclairs que ton horizon commençait à pondrePourtant personne n'a lancé des virus
Ni détruit les boites aux lettres
Dans ce territoire peuplé de personnes à la virtualité effrayante.Etouffe le gouffre qui s'amène en toi
Il amène ta propre prison
C'est l'adrénaline qui est dans le corps qui tue
Alors n'ouvre pas la porte à ton adrénaline
Même lorsque d'autres commettront l'effraction
Et feront éclater ta porte
Offre lui tes deux joues
Et qu'ils y appliquent la dureté de leurs paumes
N'ouvre pas la porte à ton adrénaline
Et quand tu ne peux pas mettre tes pas dans le verbe de Jésus
Prends tes jambes à ton cou et va à la plage de CotonouN'ouvre surtout pas la porte à ton adrénaline
Quand à ton insu on lui ouvrira la porte
Par une clé passe-partout
Hâte-toi de saisir ton adrénaline par la queue
Donne-lui le traitement qui revient aux serpents
Saisis sa queue comme au gros rat
Fais-la tournoyer
Et fracasse-lui la tête contre le mur
Elle ne mourra pas
Mais ira se réfugier d'où elle était sortie
Et tu n'en sera que plus vivant.
Gandhi a parléDans mon pays
Tout le monde doit dormir quand tout le monde dort
Et tout le monde ne doit pas se lever
quand tout le monde se lève
La béninoiserie mène un corps-à-corps intégral avec la béninoiseraie
Sagbo Aristide contre Sowêto
Un combat de choc
Un combat con et bas
Un combat de l'anéantissementPendant ce temps la place des Martyrs ne contient aucun souvenir
La place des Martyrs est martyrisée toutes les matinées
Le soleil gratte jusqu'à l'os la couleur des habits de nos martyrs
Le coton est devenu le côte d'or de ceux qui viennent du Nigeria
La Sonapra est entre les bras de celui qui casse mal
Nic et Saint Mathieu aiment tous deux la marque Deawoo
Nic s'en est mis plein les garages
le Pasteur s'est mis plein les urnesPendant ce temps les pavés ont une espérance de
vie décrétée de 300 minutesIl paraît qu'on ne mange pas les pavés
En attendant de ne pas manger
le pain coûtant aujourd'hui 110 F !
le kluiklui ayant dangereusement maigri !
Nous jouons à saute-mouton
Et à brise-toi-les reins
Sur la route de Houéyiho
Quels tristes pleurs pour le joyau de la francophonieLa francophonie
Le francocolis !
Epargne-moi ces phénomènes !Cette nuit encore
Ma cervelle est la demeure de points d'interrogation
J'entends leurs pieds me piétiner les circonvolutions
A cause de ce monstre
De cette hydre illusionniste
Un amour avec ce monstre
Il y a à peine une heure
John Bri qui tant voulu transformer
Le tronc d'arbre qu'il avait mis dans l'eau
En crocodile
Avec ce monstre de l'heure
Un mariage pour lancer " Oyé !" à cette langue sienne
Pour la porter sur l'Everest
Pour le porter sur l'Everest
Cette langue que je connais ni de père ni de mère
Ce mariage que je dois contracter ?
Avec ce monstre qui promet l'Eden
Un monstre qui promet l'Eden
Un monstre table raseur
Ce monstre qui promet l'Eden ?Aujourd'hui ma vie s'est retrouvée capturée d'un pouce
Un pouce de plus
Un pouce de trop
Par le franc
Le maudit franc
Ce franc mon poison
Je viens de l'ingurgiter
Et déjà je le sens
Comme un escargot carnivore qui étend ses tentaculesUn pouce de plus
Un pouce de tropLes resserre autour des piliers de mes narines
Aujourd'hui encore
"lls " viennent de déposer
Sur mes mains fatalement tendues
Ma main qui fatale se tend
Au miroitement de cette plaie
Oh ! cette plaie assassine !
Ma main déclenchée
Par cette bête toujours en manque
Cette bête
Ce dictateur
Ce souffle à conserver
"lls" y ont déposé un franc sangsue
Oh ! le don de Judas
Oh !Oh mon Dieu
Pourquoi ces pas vers ce trou
Vers ce trou si nettement illuminé ?Je ne veux plus de parrain
Pour cueillir le fruit de l'arbre de la connaissance
Je ne veux plus de lunettes
Pour distinguer le bien du mal
Laissez mes yeux voir d'eux-mêmes
Laissez la pierre m'écorcher le pied
Je ne suis qu'un bébé
Je me relèverai
Sans ce parrain
Ce parrain tricolore
Ce parrain qui me doigte son coeur
Et me distille du barbiturique
Pour mieux me faire
Le sort de la pierre jetée à la mer
Pour faire de mon dos
Le foyer de son énergie potentielleJe me refuse de n'être qu'échelle
Je veux être une tache
Un grain de cristal
Distinct par son parfum
Dans l'immense désert de sableAujourd'hui de danserai le zinli
Je danserai
danserai
danserai
Je danserai
suerai
suerai
Aujourd'hui je porterai non kèmbè
Et je danserai
danserai
danserai
Aujourd'hui je piétine Senghor
Et la civilisation de l'Universelle
cette civilisation si sournoise
Si tentacule
Phagocytante
Annulant mon odeur
Aujourd'hui je rejette Senghor
- et la voix derrière lui !-
Plus tard je les embrasserai
Demain
Quand je serai un baobab
Mais aujourd'hui
Je répondrai au grondement du Tèkè
Je réajusterai mes pas
Et je danserai
me trémousserai
me courberai
tréssauterai
sauterai
sauterai
sauteraiPourquoi opposer à David Goliath
Si l'un et l'autre portent sur leur front
les courbes des spermatozoïdes
Des oeufs desquels ils ont éclos
Pourquoi
Quand on porte sur ses narines triangulaires
Les jumelles découvrant David sans fronde
Pourquoi
quand on prétend détenir le monopole
De se vêtir du manteau griffé "Hellène"
A moins qu'au bout de sa nuque
On ne retienne la laisse
Du sourire à déployer
Dès la vue des vautours planant au-dessus
De ce que ne serait plus que David
A moins
Qu'on ne veuille déguiser l'attrape-négro
Alors je dis niet à Senghor
- Et à l'Ombre derrière lui !
Je dis dehors à la number five
je dis merde à l'accoutrement énarque
Laissez-moi d'abord avoir mes 32 dents
Et nous trinquerons du Sodabi à midi
La cravate enfoncée dans le cou !O number five
Je te hais !
La beauté de ta voix
Je la hais !
La beauté de ton visage
Je la hais !Je hais ta passion pour moi proclamée
Dans ton grenier
J'ai découvert mes speakerines de sang déchues
J'ai découvert mes émotions perdues
Ma négrerie perdue !
j'ai découvert mes plaies
Oui ! Mes chères plaies que j'aurais voulu panser
Mes chères entorses dont j'aurais voulu me guérir
Mais tu me les as recouvert
De l'image narcotique de Taratata
Dans ton grenier number five
J'ai découvert mon souffle à jamais enfuiOh je te hais !
Tu m'as fabriqué de nouvelles narines
Un accoutrement que les yeux que tu m'as crées aiment
Que tu affirmes ne seoir à merveille
Et qui me fait gagner le reniement de mes aïeux
Oh number five
Si je pouvais te porter un ippon-seoi-nage !
Hijo de puta !Cet epervier aux ailes prétentieuses
Avec son bec meurtrier
Et ses serres étrangleuses
Avec ses ailes distillant l'ombre
Pardon
L'anti-chose
Le noir le néant
Décrétant la prison à vie
L'atrophie à vie
Et la mort inéluctable et logique
Ces ailes
Cet épervier à la tête haute
Au-dessus de la prison
Ô pensées secrètes !Pensées secrètes
Pensées béninoises comme le dirait l'autre
Au nom de la colonisation
De la table rase
De l'ingurgitation
De l'injection des mentalités
Des conceptions
Ces conceptions malheureusement épousées
Ces conceptions ridiculeusement soulevées
Par celles de l'autre côté du Ponant
Sur la balance Roberval
Ces conceptions de l'éducation
Mitraillant au coeur
L'avenir des "maîtrisards jobeurs"
Des licenciés chômeurs
Des bacheliers inutiles
Des brevetés ridicules
Ces conceptions
H.I.V. à 99% de l'érection endogène
Ces conceptions à béniniserDésacraliser ces dieux importés
Ces dieux
Sécréter leur apostasie
Recueillir le jus exorcisantEt préparer la tisane réajustante
Et la faire couler
Et appuyer sur la tête de la seringue
Et faire l'injection purificatrice
Le pouce dure
Les mâchoires cimentées
La tête casquée
Dans les incantations du sorcier perçant la poupée
Et faire couler la tisane
Dans les bouches des enfants innocents
De ces enfants gobeurs naïfs
La langue claquant
Comme à la saveur du chocolatDésacraliser ces légendes
Au sanctuaire déclaré saint
Parce que borgne au pays des aveugles
Désacraliser ces dieux
Ces tableaux
Quotidiennement versés dans l'écran national
Ces dieux qui portent à leur nuque
Le pagne derrière lequel
Se dresse la vérité
Inutile
Malheureusement perdue
Ces dieux citrons
Ces dieux qui ne pèsent que six kilos
Du pauvre poids du schéma de leur caseLa francophonie est partie
Nic avec
Jésus Christ est descendu à Cotonou
C'était l'entrée à Jérusalem
L'eau a coulé sous les ponts
Aujourd'hui l'eau coule sur nous
Nous devenons des poissons aux grandes nageoires
Aux larges branchies
Nous devenons des soûlards de l'eau de pluie
Nous l'ingurgitons jusqu'à éclatement du ventre
Bon gré mal gré
Nous nous y baignons
vêtements au corps
A notre corps défendant
Nous ne sommes allergiques à rien d'autre qu'au H20
Mais nous en faisons notre linceul
Coincés que nous sommes
Enfermés
Muselés
Cimentés
Pieds, mains et souffle menottés à cette chaise électrique hydrique
L'électricité se mêle aussi parfois et nous pince
Notre souffle torturé
Plongé dans ce bain forcé
Pincé
Faut alors le camp
Nous avecN'allez pas demander à Saïdou de vous sauver
Il commandera des bottes à Dantopka
Etendre les pieds pour qu'on les lui mette
Jettera sa cravate à son cou
Appellera l'ORTB
Puis
Au milieu de l'envahisseur
Il mettra les mains à la hanche
Regardera autour de lui
Ecarquillera les dents vers le cameraman
Puis vous regardera
Haussera les épaules
Et vous renverra à l'histoire et à la tradition
Puis il s'en retournera dans son palais
Où aucun atome d'H20 ne peut rêver fouler ses piedsIl partira et nous tournera le dos
Ils nous tournent toujours le dos
Surtout après les élections
Le vin est tiré
Porto-Novo sentira leur parfum Yves Saint-Laurent
La marina sera désormais leur siège
ils sont déjà députés
Et nous dépités
A eux la présidence
A nous la pestilenceLe vin est tiré
Le tchoukoutou a coulé
Les billets de 2500 F ont coulé
Les sacs de riz
Camions de sable
Jarres de sodabi
Peuplent les greniers du chef de village
Les serfs du village n'y auront vu que du feu!Les ponts ont déjà senti le passage des camions d'or
Ils sont lourds, cossus d'or et dorment
Au loin se lève le vrombissement des nouvelles 4 x 4
Monsieur le Député !
Monsieur le Conseiller !Le vin est déjà tiré
Les jeunes ont déjà conquis l'instant avec les billets flambant neuf de 500
Missebo les a senti passer
Il est exsangue !
La "paire basse" chantonne sur le reste des pavés
2001 est plein à craquer
A 5e dimension
La Guiness a coulé
Devant les flots d'eau pourrie qui vous regardent
Depuis le dessus de votre nez
"La béninoise" connaît le sort du Bénin
Reléguée
Car la Guiness et Flag sont là
Les Go sortiront à gogo
Les prêt-à-porter iront prêter des coffre-fort
Pour stocker leur overdose de récolte
Le zémidjan n'aura plus un jaune blême collé à la peau
Tout brilleraLe temps de l'instant
Demain commence la galère
Demain commence les sommes à l'Assemblée
La prime de session avait été payée l'avant veille
Et la veille on a veillé jusqu'à l'aube
L'assemblée buissonnière est si mal vue !
De plus
A quoi occuper une tête vide quand d'autres
circonvolutions s'échauffent sur les projets de loi ?
Monsieur le député ronfle sans honte. Même que la caméra de Tindjor l'a chopé !
Même que le piquet des Echos l'a piqué dans son tableau d'honneur ! Monsieur le
député ronfle, la honte étouffée sous ses fesses adipeuses. Une grosse mouche joue
à mesurer la profondeur de sa gueule. Sous sa tête, un paquet de papier blanc laisse lire "projet de loi .....- espace audiovisuel !Pauvre Bénin
La ronde est ton destin
A ta tête
Les soixantards jouent à qui est plus malin rentre
Quand l'esprit n'a pas un tranchant à fendre en deux une banane
La bassesse fait "monter en haut "
La transhumance est le plus court chemin qui même au gâteau
L'ennemi de mon ami doit être mon ami
Au nom de l'amour pour la poche
pardon - du pays !
J'ai l'esprit citoyen, moi
Et pan !
Ambassadeur !
Et pan !
Conseiller spécial !La ronde est l'habit dont tu te pares, Bénin
Et tu tournoies, tournoies
Les yeux révulsés
Le souffle à un micron du cercueil
Mais tu tournoies de plus belle
Sadomasochisme tropicalAutour de tes seins, tu te laisse attacher
La corde de ton supplice
Et les arbres de 1960 te font danser le tourbillon
Ces arbres de 1960
Qui refusent au soleil d'atteindre et de nourrir les jeunes pousses
" La photo - synthèse n'aura jamais lieu pour eux " disent-ils
" Car malgré nos cheveux blancs et nos gencives
Sans dents nous adorons encore la viande d'agouti ! "Sur le chemin du soleil des arbrisseaux,
Ils dressent leurs bras solidifiés par l'esprit du croc-en-jambe et le pacte sacré cuisiné la nuit sur l'irokoLa jeune pousse se met alors sur ses deux mains
Le sang plein le cerveau et les yeux rouges
S'avance vers eux et se couche par terre
S'en suit l'initiation
Dans le couvent de la nuitLe cerveau qui marche sur son ventre
remplace le cerveau qui marche sur ses pieds
La jeune pousse a désormais le visage d'un agneau
Entre dans la danse
Et la ronde continue
Le chaton si mignon est devenu loup
AWIWO !
Les cravaches ont eu à lacérer le dos
l'initiation a eu lieuDésormais dans la forêt
De gros arbres cachent toujours le ciel
Mais au milieu d'eux
Un trou s'est fait
Une porte s'est ouverte
Une jeune poussse intelligente a gagné le soleil
Et le jour,
A la réunion des laissés-pour-compte
Elle harangue la foule
Chante le soleil de demain
Tend son chapeau comme pour saluer la
foule qui acclame
Et des billets de vie y tombe
Débordent le chapeau
Des espoirs s'accrochent à ses rebords
La jeune pousse sourit, remet son chapeau
Fait la révérence
Dresse la tête et met la main sur le coeur
Prend la direction des gros arbresEt dans la nuit, sur l'iroko des éclats de rire éclatent
Des tapes se donnent dans le dos
" Félicitations, mon cher ! "
Et la ronde continue de plus belle
Au bord de l'océan AtlantiqueDésormais
La nuit est habillée de senteur decaca
Il tombe des jours qui déverse dans
votre gorge
Des camions de centre
Qui coulent dans votre ventre
Folles
Et par une alchimie machiavélique
Y provoque un pet à odeur criminelle
Un pet
Qui étouffe votre souffle
Vous vous sentez fruit plein de vie jeté en plein milieu
du Sahara
Vos mouvements sont gelés
Vous devenez la toupie à qui une séringue diabolique
Injecte un vaccin alourdisseur
Et dans votre tête
Votre boussole se trouve déréglée
Vous avez la pupille trouée
Tournez autour de vous même
Comme un pauvre diable attaché par mille Morphées
Les doigts cherchant désespément l'appui salvateurUne nuée de fourmies vous fouillent les circonvolutions
Vous vous sentez aspiré dans un bocal où aboieun silence noir
Et soudain
Vous criez Eurêka
Drogué
La volonté retournée
Epousez ce non-être intégral
Qui vous asphyxie
Alors qu'une musique orpheline et triste
Vous piétine la cervelle
De sa démarche lourde et aveugle
Mais vous lui donnez la main
Et l'entraînez
Heureux
Dans un univers qui vous livre tout cru
Les grondements de vos pasPoussière
Vie de sueur jamais séchée
Jamais applaudie
Vie - monnaie
Vie - de
Vie - singe
Vie forçant la grue solitaire à quitter son trône
A devenir normade vers toutes les portes marquées
"Frères de sang"
Nomade
Les pieds sales de poussières multicolores
Les doigts rongés par les "toc.. toc.. toc..."Et la vie qui s'éteint en un dernier soupir
Essoufflée par la longue et vaine randonnée de la sébile en quête de vieNotre DJOGBE semble ne jamais venir
Les cauris nous ferment toujours leur face
Quand je suis parti chez Dansi
J'ai vu Madame Vadé trônant sur sa tête
Elle avait enfreint les règles de l'hospitalité
Avait enfoncé la porte de sa demeure
Et devorait toutes ses vies
Elle avait saisi de sa langue son grenier
Et le désert a pris la place du maïs et des vieux billets de 500 F CFA
Alima le deuxième ventricule de Dansi
Avait les deux ventricules éventrées
Son nez sent désormais à peine l'airSur la table de Dansi
Inscriptions :Mon corps est un fruit attaqué par mille parasites
A chacun de ses points cardinaux
Siègent des feux qui me brûlent à tour de rôle
Ma respiration est percée
Je suis en voie de consummation
Encerclé à partir du coeur
Jusqu'aux poumons, aux oreilles et aux pieds
Au pied de chaque lever du soleil
Je vois des flèches pointées sur moi
Qui luisent
Qui rient aux éclatsJe sens le poison qui
lave conquérante
Se bande les yeux, les mains
Le sourire aux lèvres
Qui glisse chaque jour un peu plus loin.
Qui glisse sur un terrain bien graissé
Qui glisse et conquiert un territoire déjà acquis
Je vois mon horizon rétrécir
Je vois le cercueil au bout de mon nez
Je vois les fleurs que je prophétisais pleines dans mes mains
Perdre chaque jour leur poids
Je sens des désertions forcées
Les coups de pelle qui creusent et qui referment mon tombeau
Sont une sonnerie déréglée
Follement
Violemment libre dans mes tympans
Je vois demain perdre ses points d'exclamation
L'un après l'autreMes frères perdent leur pillier, leur oreiller
Je les vois qui s'évanouissent
Je vois un de leurs parapluies se retrouver percé
L'averse menace de les battre
De les faire tanguer
BalloterUne odeur puante s'est réfugié au nez de mes amis
Une présence - grue qui pue, dure
Empêche de sourire
Une chaîne
qui leur entrave les mains, et les ailes
Pourtant
Je ne déteste rien que d'être la nivaquine dans le thé quotidien
L'arête au travers des sommeils
Le ventre où atterit les gros morceaux déclenchés
Des compassions contraintesDemain est déjà vilain
Parce que la ronde continueA nous le piétinement!
Considérant le decret bleu-blan-rouge nous proclamant quartier latin du monde à l'écart
Considérant l'aiguisement suraigu de la zone grise de notre encéphale
Considérant l'arrêté d'outre-coeur portant attribution et fonctionnement de la dictature du Moi
Considérant la loi séculaire validant la primauté de la cuisson du maïs personnel
Vu la décision X Y Z du Z Y X précisant les termes du procesus d'annulation de l'élevation du prochain
Vu la jurisprudence N ABC établissant le caractère naturel de la quête, par tous les moyens illégaux possibles de la lourdeur des pochesNous
Latins du quart-monde
La main sur le coeur
Jurons de pister par tous les moyens le piétinement, de le rattraper et de l'embrasser
Réaffirmons notre soutien indéfectible à toute action visant à promouvoir les techniques
visibles et invisibles du croc en jambe
Prenons l'engagement de prononcer devant miroir ce serment tous les matins avant le petit déjeuner
et toutes les nuits à minuit !
Vive la ronde !Fait dans le ventre de Dan
Le serment est suivi chaque matin
Le parjure est exclu de notre vocabulaire
les résultsats s'affichent chaque fin de journée sur notre tableau de bord
Abomey est usé par l'amour de ses fils
- Oh, toi, gardienne de mes émotions de bourgeon-
reviens de tes appréhensions ; ton enterrement se fera le plus lentement possible
Natitingou est un chameau aux mille bosses
Et cette cité d'alliance a le ventre aussi transparent qu'une mangrove.
Les travaux publics sont des laissés -pour compte
Et ils dorment à la belle étoile mi-vêtus et en haillonsEt le mauvais sort nous tombe sur la tête
Les étoiles tombent du ciel malgré leur petit âge
Eddy Lobo nous a faussé compagnie nous laissant groggy
Nos cousins de l'autre côté de notre clôture nagent dans le sangAujourd' hui
Comme ces jours
La vie se promenait
Elle se promenait et avait troqué ses hauts talons qui la font se sentir hissée
Projetée dans un espace où était suspendue la pression atmosphériqueCe jour la vie volait
Planait
Elle venait de jeter derrière elle l'épine - peur qui lui bloquait l'envoi
Et ce jour la vie s'était maquillée
L'agressivité de ses rouges à lèvres était son gilet pare-peur
Ses reins étaient gonflés de leur trop plein de désirs avortés
Elle était séduisante
Vamp
" Ouf ! "Et ce jour l'anti-vie se promenait
Elle jouissait du vide de son royaume
Espace dépouillé de toutes les présences en contradiction avec sa vieEt ce jour
Alors que l'anti- vie ruminait ses proies défuntes
Elle vit une vie impertinente qui faisait onduler ses fesses de bonheur
L'anti - vie tressaillit
Et les défuntes proies bombant son ventre se dissolvèrent par magie libérant son ventre qui s'emplit d'un creux palpitantL'anti -vie voulait vivre
Vivre de la vie de la vie
L'anti - vie se leva
Pista la vie
Se rapprocha
Et de sa Kalach dressée l'anti -vie fracassa la tête de la vieLa mort béante ouvre sa gueule et avale les plus respirations immaculées
Se taille une seringue
La pose sur la vie
Soulève un marteau
Et tape .....tape .......tape......
Et tire le sang innocent
Et cri orgasme
Devient une vodounsi à l'intromission de l'espritEt danse
Lampe la sueur sucrée de son visage jusqu'au déversement de la dernière goutte
de spermatozoïde
Jusqu'à la mort provisoire de sa libido meurtrière.Où vas-tu Pays
Habillé de ce manteau
Qui tant détonne
L'air pèse soudain les face -à - face
les dos- à - dos
les coups de dents
la poudreL'air est soudain plein d'épines fratricices
Programmés contre les coeurs utérins
Tout devient cul de sac
Labyrinthe
A cause de cete volte face
Cette sacré volte - face de l'histoire
O Bénin
Il fait soudain noir
et le pied se deemande la destination de l'émotion
Vers quelle ouverture ?
Vers une fermeture ?
O pays mon souffle
Le sol creusera - t- il sous toi
Tes fils tiennent - ils la bonne boussole
Cette sacrée Volte - face
O paysDésormais
La nuit est habillée de senteurs de caca
La tête, les livres
Dégagent une overdose de parfum de vécés
Le temps s'est querellé avec la vie
Qui lui a claqué la porte au nez
Comme un rideau de théatre
Tombe au milieu d'une scène d'amour
Et l'atmosphère insipide
Etouffe,
Fustre,
Dans la tête
Les pensées sont saupoudrées de poussière
Elles se tordent de répugnance
S'étirent et se rétrécisent de dépit
Au gré du chewing-gum qui les emprisonne
Qui aveugle la cervelle
Lui bouche le nez
Lui ôte la boussole
Dans la tête
Les pensées se cognent la tête
Egarées
Dans un désert plein d'obstacles
Leurs cris d'angoisse et d'agonie
Gémissements de cercueils qu'on condamne"
Percent la nuit inhumaine et insensible
Et dans la tête
La cervelle se déshydrate impuissante
Comme une feuille verte
Après l'épreuve de 365 jours de soleil
Se froisse
S'effrite
Et s'éparpille
Comme un coup de petCi-gît une sébile creuse
Plus personne ne l'attendra supplier
De sa voix de macchabé ajourné
Plus jamais
Le couvercle l'emprisonnant dans cette boîte-à-fourmis
s'est arraché
A explosé
Dynamité par la tension de son bras en vain tenduJeune fille
Ce qui tremble devant toi me prend la panse
Ce qui trotte derrière toi me prend le ventreÔ Doguicimi
Pour toi je jette ma tête
J'épouse mes sens
Ma tête trop pleine me pèseAhlwi kponuwa
Vient me perdre la tête
Jette moi la fête
Que j'oublie les peines
Ramène moi du chemin qui pique
Fait moi entrer dans la chambre rouge qui chauffe
Dis-moi ta vie
Change-moi la lameBelle fille de Gbèdjromedé
La vie me plaît
Ouvre moi sa porte
J'ai marre d'enfoncer des cartes postales noires au travers de mes narines
Sois désormais mes lunettes
Ouvre moi ta porte
Agbéhounkpa a chanté pour moi
Les cordes vocales de Eskill gémissent pour moiTon corps est une promesse que je ne voudrais pas rater
Ton corps est du Bébé Hollandais que je voudrai laper
Sucer,
Siroter,
Dans cette hutte où seules nos deux souffles cohabiteront
Ton corps
Je voudrais le parcourir en une procession religieuse
Je respirerai le parfum de tous tes pores
Je siroterai le lait de la pleine de ton ventre
Puis,
L'appétit excité,
J'installerai ma bouche baveuse
Sur les collines de ta poitrine
Et je me goinfrerai
Passant de colline en colline
Les enveloppant de mon épithélium
Puis de ma main
Puis de ma bouche ivre.
Je m'attarderai sur leur pic
Que je machouillerai comme du chocolat
Puis,
Repu,
Je me réfugierai dans la grotte de tes lèvres
Tu m'accueilleras trompant ton impatience
Et de nos stalagmites et stalactites de chair
Nous formerons des figures arabesques
Des figures mouilléesDes figures d'amour
Ô ma douce volcanique Marana !Je te sens dans mon coeur
Comme une présence de matière
Je t'entends qui prend la place de mon coeur
Je te vois qui s'enroule autour de lui
Je te sens en moi comme un bébé brûlant que je porte
Dans mon ventre
Autour de mes veines, artères, boyaux
Je vis de ta vie en moi
Je te vis dans la profondeur de ma chair
Je vis par les sensations de ta présence
Qui gicle
Qui rougit
Qui lance des étincellesMon coeur bat au rythme de ma faim de toi
Et ses battements sont des points d'exclamation de mon bonheur
O toi que j'ai désormais à fleur de peau et d'esprit
Toi pour qui ma respiration s'élance comme un pétard incontrôlé
Je t'aime d'un amour-marathon
Je te vois au clignotement de mes yeux émergeant du sommeil
Je te pense en exclusivité au déclenchement de mon cerveau
Tu es à l'aube de mon être et au crépuscule de mon cogito
Tu as tracé avec ton corps de feu
Les frontières de mon "je"
Toi mon alpha et mon Oméga
Toi ma Noire, ma ReineLe dernier coup de marteau
Le cri
Le grognement
La course est terminée
La fièvre paralyse
Projette jusqu'à Dieu
Le temps
La vie
Meurt
Le miel
total
Le ciel
Le septième
Le temps d'une comète
Tout un millénaire
La vie revient
Il est midi
Sous l'oeil de la lampe de chevetRêves de feu
Rêves de jeu
Des arabesques et des trompettes
Des sifflements de train
Et des courbures de lézard impatient
Des luttes chaudes
Et des chairs en lutte
En butte à la lutte pour l'Eldorado
Des coquilles qui se muent en tam-tam désordonné
Des respirations croisées de marathon
Des tons qui tonnent dans le silence chaudDes laves chaudes qui coulent qui gouttent
Et qui réclament
Des matériaux épelés
Des matériaux effeuillés
Et épelés
Des brûlures intermittentes
Des tête-bêchesAblavi a la stalagmite plongé dans du sel iodé
Le sel qui s'évapore
Qui se réfugie en boules de sueur sur la stalagmite
Qui s'offre les yeux fermés
Comme Ablavi le "non !" fermé
Nous sommes sur un boulevard sans feu rouge
Et le feu est tout rouge
Maudit soit celui qui s'arrête
Maudit
Mais surtout aveugle et con
Il n'a aucune notion du code du boulevard
Le boulevard de la douce mort
Où on meurt dans la vie
Ablavi vit et pleure
Comme dans la vie on vit et pleure
Séparés par une membrane transparente et perméable
A présent le temps s'approche
A grandes enjambéesC'est la dernière ligne du PMU
Les chevaux sont en nage
Les chevauchements sont sauvages
Une galopade effrénée
Les bêtes hennissent
Plus bêtes que jamais
Les coups de fouets ne font plus mal
Notre destin est désormais commun
C'est la dernière ligne droite
Dans ce pari mutuel
Les deux chevaux en compétition gagnent toujoursDoivent toujours gagner
Plus qu'un mètre
Un centimètre
Feu !Il tombe des respirations
Lourdes
Comme un sac de ciment tombe au ralenti
D'une maison à étage
Partout dans cette biosphère
Le blanc des yeux a pris des minutes de vacances
Il se cache sous les paupières repues
Au loin
Poly Rythmo laisse couler
Une lente houle de "do", "fa", "sol", "mi"
Qui se convertissent dans les tympans
"Je me marierai pour mon bonheur"
"Gnin na da asu yoyo b'a dugbe na"
La vie tiède coule dans les veines
Comme une eau de ruissellement
Il y a toujours sur le lit froissé des lianes
Des lianes qui se détendent, serpents
Et qui ouvrent le blanc de leurs yeux
Le sourire attaché au frontEt le tableau qui s'effondre
Le rêve qui vire au videElle est là
Eve
Surgie d'une vapeur de frustrations
Elle se dresse
Soudain comme au jardin d'Eden
Odorante
Présente dans tous ses trésors déshabillés
Mes narines battent
Balbutient des voeux à une seconde de la délivrance
Créent des tableaux de plastiques croisés
Mes yeux se réfugient dans ce mirage
S'y perdent
Et mes doigts l'attrapent
Le serrent contre mon coeur
En couvrent tout mon corps
Toute ma pensée
S'en enivre ivre
Mais déjà le présent revendique sa présence
Et le tableau se brise
Tombe comme pierre
Dans une nouvelle mer de frustrations
Et le ventDes invisibles horizons de la nuit
Me jette à la figure les orgasmes des multiples amants la peuplantEt une nuit je me lèverai
Et une nuit mon âme se lèvera
Libre
Il ne sera plus menotté
L'explosion de mon âme
Plus séquestrée
Ma testostérone éjaculera
Je suerai
J'enfoncerai les lois dans le cercueil
Je crierai merde au vent
Et mon corps entrera en transe
La danse de mon nouveau Dieu
Et je danserai
Je fouillerai, bêcherai, creuserai
Crierai "Délivré ! ! !"
La chaleur sera mon message au ciel
Mes courbatures
La honte de ma nature
Son cri sera mon TGV
Vers la sanctuaire du miel
Je serai le fidèle adepte
De mon nouveau maître
Et s'en sera fini
Des années de sexe desséché
J'entrerai de plein fouet
De pleine viscosité
Je plongerai de forte dureté
Dans l'apostolat du culte phalliqueLa deuxième place de mon lit pèse trop lourd
Me pèse trop lourd
Etouffe mon coeur
Est meurtrière
Mes bras ne veulent plus embraser le vent
Mais le plastique
Je ne veux plus être seul dans le noir
Ma bouche a faim
Mes mains ont faim
L'isoloir me pèse
Je ne veux plus seul voter
Je veux de la réplique
Je veux la communion
Je me fous de toutes les lois démocratiques
J'installerai la dictature de la volonté de mes sens
Car je veux sentir deux coeurs
Et la vie m'ouvrira ses portesLe miel m'adoptera
Car je ne veux plux seul écouter la musique
Car je m'éteinsM'étouffe
M'assèche
Oh pluie, réponds!
Oh sécheresse, va- t - en!Rien que tes contours
Rien que nos phalanges comprimées
Rien que ta présence
Rien que le silence
La compression
Mes pores bouchant tes pores
Le feu des yeux
Mes mains encerclant ton plastique
Tes doigts au ralenti sur moi
Riens que le sonore de ta gorge
Rien que toi et moi
Dieu peut m'ôter toute horizontalité
Dieu peut m'aplatir le mât
Je peux être interdit de laitance
Tu peux n'être que plaine
Dieu peut te boucher la profondeur
Cependant toi
Toujours toi oui !
Toi et moi une seconde
Et je vivrai 9876543210 années.Dêto,
Pourquoi te mets tu du savon koto dans les oreilles
Quand monte mon chant?
Je ne peux plus aller à la pâtisserie depuis
Que le dévaluation a avalé la racine de mes parents
Nous ne pourrons plus nous faire la cour sur le TanougouDêto
Le grotto n'est qu'un gros toto
Il n'est que gros comme un tonneau
Son ventre vend du vent à tout vent
Son cerveau vaut l'eau du vau - l'eau
A la porte de ma tête à moi
Se bouscule Bill Gates et Clinton
Je vaux le poids du cyberespace
Je suis un baobab imberbe
Sur lequel viennent chanter les tourterelles
Sous moi les enfants viennent jouer à "KPOKPO KPOKPO MA D'AZINKPO DE"Nous sommes les deux bouts d'une journée, Dêto
Nous sommes formés pour ne pas nous donner la main à un carrefour
Je porterai ton deuil jusqu'à mon linceuilSambiaratou
Le lever du jour ne t'arrive pas à la cheville
De ta chair se dégage un arôme qui terrasse vers Saint LaurentSambiaratou
Tu es un régime de frits fermes et droits
Tu sens la chaleur enivrante de la forêt sauvage
Tu me donnes les envies de conquérant
De tes pores suinte un suc qui jette mon coeur dans de la lave bouillante
Je deviens une vermine qui bave
Ma langue frétille, tressante et goutteImelda
O Imelda !
Imelda - bouche de choco-milo
Imelda fille du roseau
Imelda ! ! !
Qui t'a mis un amortisseur sous les reins ?Chérifatou
Tu as les lèvres chaudes et mouillées
J'ai gueule en sécheresse
Tes lèvres sont des morceaux de viande de mouton
Des morceaux chauds et vaporeux
Qui sentent le poivre
Des persiennes entrouvertes
Qui laissent entrevoir une lumière où j'ai envie de me noyer
Laisse moi entrer Fatou !
Je veux me coller dans tes eaux nonchalantes
Je veux me sentir matelas PEB
Injecte - moi la vie
Coupe - moi la tête
Et le bonheur me rattraperaJe suis une pensée au chemin récalcitrant
Je suis le vent impénitent vers tous les cieux se précipitant
Je suis celui qui refuse tout centre
Tout silence
Toute paix
Je suis un rond rebelle qui pousses des ramifications désordonnée
Une goutte d'eau qui tombe et qui s'étale
Et qui se ramifie à l'émotion
Un chemin tortueuxRebelle à l'élan cartésien
Je suis le coeur Glouton
Le vent qui s'arrête devant tous les fruits aromatisés
Je suis la main qui refuse de choisir une orange et une seule
Je suis hiéroglyphe à ma loupe
Je suis cette bivalence qui se déteste
Et mon esprit se retrouve entre Georges BOCO et Prince MAMAH
Piétiné
Aliéné
Les particules directeurs éparpillées
La folie déchaînée
Prisonnier d'une nuée d'épines raisonneurs
J'ai dans mon coeur tout rouge peut se voir à chaque cessez-le-feu de ce combat des
Raisons
Raison de la Raison
Raison des Sens
O ce fiel dans ma bouche
Ce gouffre toujours plus profond
Cet oxygène se raréfiantLa corbeille est vide
Les yeux fermés qui avaient senti son poids sont hagards
à leur ouverture
Dehors les murs sont dépeints
Le soleil a tout mangé
Les lézards circulent et se confondent au mur
les yeux enterrés
Ils rivalisent avec la feuille d'arbre vue de profil
La nuit s'est tue comme le jour
Seuls des ombres marchent
Les hommes sont passés
Je sens ma présence comme un grain de sable
Les fonds des poches ont été coupés par des
ciseaux impromptus
La terre est morte
Le fils de la vie a le crâne rasé
Les couleurs se sont muées en une seule
La noire de jais
Un corbeau encore vivant chantonne sur une branche
déshabillée sur une terre qui brûle
Les visages sont du bois sculpté qui arrachent des larmes
inattendues aux ombres quadragénaires
Le grand cercle autour de moi est unepeau d'orange vieille
de cent jours qui traîne dans les rues décharnées
Eve a déserté le forum accompagnée d'espérance
Tout baigne dans la nuit et la cendre
Les hâches dorment à terre et les arbres sont toujours debouts
Les bras qui tiennent les hâches souffrent d'anémie
L'épervier s'est abattu dans la cour
et les poussins ne donneront plus des oeufs
Des poules et des coqs et des oeufs
Le sable et la farine se sont mis la bague au doigt
Pour le pire
L'un a quitté son père et sa mère
s'est attaché à sa femme
et les deux ne font plus une seule peine
Mais des milliards
qui remplissent le monde, le nez les yeux
Il n'y a plus de place pour les rêvesAllez,
Le réveil vient de sonner trois heures moins dix du matin
Il est temps de se lever et de combattre l'épervier
Une seule heure lui fait du mal: trois heures
Et il est trois heures moins dix.
Munissons nous de nos réveils, de nos bouteilles, de nos gongs
nos lampes, de nos allumettes, de nos bougies, de nos
pagnes blanc et rouge de nos tam-tams
L'heure rouge n'est plus loin
Allons nous baigner dans du "Kpatiman"
Cueillons en des tonnes
Prenons une gigantesque bassine
Macérons la plante dans l'eau
Et jetons nous tous dans l'eau
Déshabillons nous tous
Le Kpatiman ne souffre pas l'habit
Noyons-nous dans l'eau
Faisons l'amour
Enregistrons-le dans nos RAM et nos ROM
Faisons sa cure
L'heure de l'orgie purificatrice a sonné
Ilé é hé! Ilé é hé!
Ilé ilé ilé ilé
Ilé é hé!!!
Le vol bas de l'aile
La jalousie battra de l'aile
Ilé é hé!
Un seul feu cuira tout le maïs des mille greniers
A la même seconde
A la même tierce
Ilé é hé!
quand il y a feu pour un,
Il y en a pour plusieurs
Ilé é hé!
La malédiction du requin n'a jamais existé
Ilé é hé!
Il est trois heures moins dix
Lavons le linceul et devenons immaculés
C'est la couleur de l'ascenseurDéterrer le cadavre de la fleur qui n'a connu qu'un printemps
Printemps sournoisement accouplé à un moteur mille chevaux
Au nom de refus de la soumission !
Déterrez le cadavre
Le schéma
L'odeur l'amener sur la lamelle
Le Disséquer
Et dévoiler les atomes de son souffle intérieur
Et dévoiler les atomes de son intérieur
Et dévoiler ses gènes
Gènes B 52
Gènes nucléaires
Et les gober
Les assimiler
Pour fixer par delà l'ombre le pont dans lequel circulera la sève génétique
Et réparer la placentectomie
Pour le triomphe de l'esprit de la fleur
Au nom de l'Impulsion Salvatrice
Grododo..... Grododo..........Grododo.........
Frappe doigt initié
Bourdonne cuir sacré
Monte espoir des coeursO bouts du bois de DIEU
Crachez vos biles
Remplissez vos ventres d'eau fraîche
Voici que naît l'instant - fécondation
Voici que s'installe l'espace - vaccinGrododo..... Grododo....Grododo
O géniteurs premiers
Vous qui marchez dans le vent
Vous qui parlez dans le feu
Vous qui savez l'unité première
Venez !
Vaccinez ! Vaccinez
Vaccinez !Grododo..... Grododo..... Grododo
Que vos ventres se remplissent d'eau froide
Détruisez cette posture de chiens de faïence
Embrasse sa tête carré
Dépose un baiser sur son nez forme-de-trapèze
Car à l'intérieur de vos formes antagonistes
Le même tatouage sacré est tracé.Grododo..... Grododo..... Grododo
Frappe doigt initié
Bourdonne cuir sacré
Monte message de feu
Bourdonne... Gronde
Et berce l'orgie purificatriceChante le rire enfin né
De l'homme noir face à son miroir.J'aime siroter du gari
Accompagné d'une bonne douzaine de Koounkada
Tu aimes manger la pâte de serpent
Accompagné d'une bonne sauce au cancrelat
Mais je t'aimes, t'aimerai
Comme tu m'aimes, m'aimeras
Je suis
Tu es
Nous serons
Torchons et serviettes enlacés
Pour que l'AFRIQUE soit elle
Car le sang a trop coulé
Nous sommes de la carcasse calcinée par le feu
Orphelins de rire
Nous sommes la tige ayant plié mais voulant se redresser
Au nom du refus du pireNous serons
Le nez
La pierre
La natte
La musaraigneQui s'asseyeront autour de la table
Et la même bouchée d'amiwo
Sera marquée de nos salives
Pour que le soleil puisse rentrer en AFRIQUEFermez les yeux
Retenez la vie désordonnée de votre corps
Tendez vos oreilles sur le mouvement de l'horizon
Auscultez la poussière qui vient
Et dites-moi qui arrive
Criez-moi qui klaxonne
Chantez-moi le Bénin qui vient
Le Bénin qui se trémousse au rythme endiablé de sa musique
Le Bénin qui tout de blanc vêtu
S'amène
Avec pour chauffeur sa musique milliardaire
Ses décibels aux milles couleurs bigarrées
Son rythme Tchigan
Ses sons tchéhoumon
Qui s'étiquettent SAKPATA BOYS
Qui crient VODUN AWONTIN
Qui chantent AGLOUZA
Parce qu'ici AZILITO a ciblé la cible
Le signe dont Zouley s'est soûlé Teru Teru
Et le tempo de Poly - rythme
Le Tchink system s'était fait Terminator
Et avait tordu la dure réalité du sentier sans tiers,Tout comme Vivi avait versé l'eau fraîche de la félicité
O Bénin nimbé
L'harmattan s'éclipse
Ton clignotant tonne
Ton soleil menace de se lever
Et de l'imposerQuand le soleil explose
Il n'y a plus de chaînes dans lesquelles l'étouffer
Il s'impose
Têtu comme un margouillat
Il explose et s'impose
Grenade lacrymogène
Quand le jour se lève
Seule la nuit vient négocier sa retraite
Mais avant la nuit point de départ
Point de retraite forcée
De gros nuages pourront s'amonceler à l'horizon
L'éclipse pourra surgir mais ce ne sera qu'une éclipse qu'une parenthèse de peur
Peut - être de sang
Mais ce ne sera que la retraite catéchumène
De laquelle la foi se régénérera
Se purifiera
Se purifiera
Se gonflera
Pour épouser la petite forme de la graine de figuier
Cette foi qui déplacera toutes les montages serres
De laquelle les biceps se gonfleront
Le poing se réservera
Et le pied d'appui s'enfoncera dans la terre pour l'envol réajusteur.
Et dans la cabine de l'ascenseur
Mes yeux ont égratigné le papier d'emballage de la terre promise
Et voici la promesseLe sens partagé engendra notre présence sur l'internet
Le tchoukoutou deviendra numérique
Doguicimi deviendra 0 et 1
Le tchink se dansera par bit et par octet
Par gigabit et par gigaoctetKidjo est déjà la reine du web
Son sens a le tranchant d'une lame de vendeur de tchatchaounga
Les traces de son pas sont flous sur l'herbe qui a accueilli ses premiers pas ici bas
Mais son odeur est plus agressive qu'une moutarde
Dans le vin qu'elle produit,
Surnage le doigté des ancêtresTout à l'heure le mil coulera de nos biceps
le sucre giclera de nos triceps
les trompettes tonneront
nous serons sur l'Atacora
Tout à l'heure...
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Dernière mise à jour :
Mon Mar 24 10:29:58 CET 2003