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Vénézuéla


Introduction

Lors de l'écriture de ce texte, je venais de partir avec mon ami Gilles Vignes en voyage à Amsterdam, port franc bien connu de tous les touristes de la drogue, douce notamment. Nous fumions des petits joints d'entrée dans le train pour Paris, en se relayant dans les toilettes roulantes, et arrivés à la capitale, je remarquais comme des traces de piqûre sur les creux de mes deux avant-bras dénudés, c'était en fait l'irritation due aux frottements des lanières de mon sac à dos, datant du primaire, je me souviens, d'une sortie à la centrale hydraulique'

L'entrée dans le compartiment du train Paris-A-dam a été un petit choc pour nous, pour notre premier vrai voyage en solitaires.. Il y avait plein de monde, un wagon surpeuplé, les gens parlaient entre eux, il y en avait qui dormaient par terre entre les fauteuils, l'ambiance était nouvelle pour nous, comme pour eux je suppose.

zéro note

Notes (vénézuéla)

On entend les négresses chanter jusqu'ici. Martiennes venues du ciel noir dans un énorme silex creux et lumineux. Elles sont descendues de cette pierre vivante, elles amenèrent la musique et la fête, la danse et' le sexe de la drogue.

Etant donc dans cette ambiance langoureuse décadente nous ne pouvions que rester les yeux grands ouverts, suspendus au-dessus de nos têtes, façon périscope vivant, .

Des gens discutent, fondent, se détachent de temps à autre.

Les grenouilles noires braillent allègrement, toutes seules.

'Fin'

Campagne du Vénézuéla

Les assauts commencèrent par
la prise du balcon papal par les
forces armées rouges, soutenus par les
Jamaïcains. La langue allemande
saccadait leurs paroles. Les
bottes battent le tempo avec
calme et langueur, sous les drapeaux
glacés, immobiles.
Quelques rebelles firent leur
apparition à tour de rôle, tous
étouffés habilement, créant des
luttes inter-classe, inter caste.
Les voix étouffées, on crève les
yeux à tous, hypnotisme général
du vide, sombre. Et ça y est,
nous sommes morts-esclaves.
Prisons du Vénézuéla
Dans un cachot humide

Transition dans le purgatoire de la cantine du camp. De l'eau salée, chaude, pour nous réconforter.

La musique de leurs bottes rythmant toujours la musique de la fanfare, quelque uns sont appelés à comparaître.

Leurs yeux cernés vous regardent, vous implorent.
« Partir pour le camp, les chambres et les fours'
Partir pour tout abandonner.

Apprentis né Zuéla

Pour situer la scène correctement il faudrait joindre un petit croquis : (non reproduit)

Correspondance Vénézuéla

Une fois par mois un gardien nous donne trois kilos de sucre et de thé. De tous les pays nous avons un échantillon. Les pojotiles sont au comble du bonheur, écumant tranquillement les crachoirs du comptoir. Les gens se renouvellent constamment, renouvelant l'air ambiant, remodelant le langage ambiant.

Les chiens sont en liberté sous les tables, entre vos jambes. Le siège bascule sous la vapeur du retour, le car s'arrête. On sort brusquement dans la rue déserte, attendant la correspondance pour le camp, surveillés par cinq gardiens armés et n'hésitant pas à viser entre vos épaules pour le coup de sommation, si vous y échappez c'est la tête qu'il visera, calmement, un genou au sol.

Des gens font un baby, équipes bi, correspondance finale atteinte. Vie de couples sans vouloir particulier, personne ne se heurte aux portes de la sortie, tout est serein.

Si ils parlent doucement, pour ne pas vous déranger dans votre propre quête, si seul vous avez choisi qu'elle serait. Les choix sont permis, acceptés par tous.

Les chiens sont toujours là, notre prochaine liaison avec l'animal. Ses passions sont nomades, lui-aussi, comme tous ceux qui sont dans ce camp, derrière de grands miradors rouillés. Les cendres s'écrasent sur le sol, tourbillonnent dans l'air.

Le drapeau Vénézuélien flotte sur la maison du directeur, Amiral Banghi.

Sa cour est faite de poules et de porcs, un marécage infect vert sombre.

Les arbres pendent aux maisons de toile colorée. Les abeilles bourdonnent sous mes yeux, je les attends passer près de moi. Le sac de couche est trempé entièrement, pas un seul coin de sec pour se reposer. On se rhabille à cause du froid aussi.

Mais la journée se passe, les hallus commencent, recommencent, en spirale flottante. La vie sociale est difficile avec une gueule pareille, sales, pâles, les yeux cernés et les traits marqués. On chasse les trottoirs poussiéreux et les champs inondés.

La soirée se rallume au bar du camp, où les âmes du camp correspondent entre-elles. Leur société est reposante, agitée mais douce death. Raides sur nos sièges étalés, écroulés sous le poids de nos poumons pleins de fumées diverses et épaisses. Les parois de verre armé nous protègent du dehors brumeux.

Les camions débarquent sur la place et en chargent quelques-uns . Ils vont au Central Ztation.

Départ du camp

Contes de Vénézuéla

Il y a deux heures on m'a annoncé mon départ imminent du camp où je me trouvais en ce moment. Deux heures que j'attendais la bétaillère qui nous amènerait au Central Ztation, vingt kilomètres au Nord du camp.

Il ne fallait prendre aucune affaire, sa veste, son matos personnel et c'est tout. Plusieurs se sont fait prendre avec une pipe à eau, une pipe de bambous, trois cent grammes de sucre.

Ils sont fusillés sur le champ sous vos yeux, vitreux globuleux, vertes croûtes,

Premières fusillades

Elles eurent lieu le matin même de mon arrivée douloureuse au CZ. Les bâtiments vides de la gare d'Amsterdam, brûlée et ravagée, noire et sans fenêtres.

Des gens se collent à moi, fondent en larmes, gluants poisseux, je les repousse marche devant moi, droit. Ils me gênent, je les hais.

Un marchand de glace fondue m'accoste éperdument, au fin fond de la rue, sans fin. Les nuages s'effondrent sur eux-même

Fin les nua, je t'effondre sur le blême
Feins-les, Nua, je te fonds Dreu sur le même
Feinte de Nuna, mais le jeux lui fond sur elle, même scénario pour les autres.
Les balles les transpercent de toutes les parts de leur chair.
Les égouts les attendaient, à l'ombre de leur écoutille.
Ils sortent en rampant dans le caniveau plein de sang noirâtre.
Des lumières colorées éclairent leurs yeux rassasiés.
Les soldats sont en rang en face de nous, Leur fusil sur le côté.
Les ordres arrivent à cheval.
Les fusils se mettent en place à la cadence d'une voix monocorde et rouillée.
Les fusils nous pointent de leur trou.
Ils arment' et la voix meurt

Je suis à la cantine du camp et je dois en trouver un autre, en dehors du pays, et il n'y a guère que l'Angleterre pour vouloir m'héberger en Europe.

Les gens sont toujours là, sauvés eux-aussi. Cz a été bombardée, en miettes en quelques secondes

Deux avions ont finalement été abattus.

NO CAUTION FOR THE U.K.

Nous étions, un jour de répit, encore un, des poulaillers se ferment sur le matin.

Si les journées s'allongent je suis foutu, et bien foutu. Tout les gens dormiront, il faut que je trouve à manger.

Je cherche, je cours, les gens dorment tous. Un tram passe à côté de moi, il n'y a que le chauffeur, un black, je cours, il ne parle pas ma langue. Il comprend quelque chose, redémarre. Je m'assois et on voyage jusqu'à sa station, terminus, j'attends un signe.

Je le suis, l'attends, il ressort et on monte dans sa voiture. Chez lui tout est gris ; gris-vert, gris-rouge, gris-marron.

Il me fait manger et parle beaucoup, je souris. On boit un coup, du sucre avec du thé. Je dors, sur le canapé. J'entends la lune dehors. Elle est enfermée derrière la vitre, je la libère et viens à son secours.

En arrivant dans le jardin je croise une poule ; un poulailler. Un couteau me tend la main, j'égorge une poule, je repars. J'ai laissé une petite pipe en cadeau, en bambou, fabriquée par mes soins, au camp.

Un grand feu illumine mes vêtements et ma poule. Je mange sous un rocher, derrière un lotissement de petits immeubles. Je dors

Fin des études de Vénézuéla

Vénézuéla


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Dernière mise à jour : Mon Mar 24 10:29:58 CET 2003