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Ô Douleur ! Ô Peine !
Moi qui me croyait chêne
Je ne suis qu'arbrisseau.
Dans le cieux si hauts,
Mon coeur veut y mourir,
Ce soir il ne peut plus sourire.
Je souffre d'absence.
Où se tournent mes sens,
Je n'y vois plus.
Cet amour ne me croit plus.
Soyez maudits, Sentiments,
D'insinuer dans mon coeur
Du doute les tourments.
Vous y soufflez le bonheur,
Enveloppé de la peur !
Vous faites de moi un pantin,
Vous me blessez en mon sein...
Le matin, vous m'éveillez
Dans la certitude de cet amour né
Et le soir étreignez mon coeur
D'un amour fané...
Vous m'entrainez dans les profondeurs
Du doute, de la tristesse et du malheur
Pour mieux me ramener
Dans les cieux d'amours exaltés.
Je vous hais ! Laissez moi seul !
Qu'on me couvre d'un linceul
Et que la Parque m'emmène
Là où n'existe nulle peine.
Guillaume MAISON
Décembre 1999
Derniere mise a jour : lun jan 17 16:35:42 CET 2000