http://www.sura.org/~patois/fr/poesie/marielle/048_nuit.html
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C'était une nuit : nuit dont les vastes ailes
Font jaillir dans l'azur des milliers d'étincelles
Qui, ravivant le ciel comme un miroir terni,
Permet à l'oeil charmé d'en sonder l'infini
Nuit où le firmament, dépouillé de nuage,
De notre histoire créé un magnifique ouvrage
Je m'assieds en silence, et laisse ma pensée
Flotter comme une mer où la lune est bercée
Que le séjour de l'homme est divin, quand la nuit
De la vie orageuse étouffe ainsi le bruit
Tout est majesté, crépuscule, silence
Le regard seul, en atteste l'existence
Les cieux se sont ouverts comme une voûte sombre
qui laisse en se brisant évanouir son ombre.
Comme on voit jusqu'au fond d'une mer en repos
L'ombre de son rivage onduler sous les flots
Sous ce jour, plus serein qu'une aurore,
La terre semble éclore
Elle dévoile mon horizon
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Dernière mise à jour : lun mai 15 10:41:34 CEST 2000