Les rues sombres
Des quartiers endormis
Remplissent d'un air maussade
Les pas des solitaires.
Immobile sous sa pénombre,
L'insomniaque de l'ennui
Recouvrent les rêves
D'une absence infinie.
Esprit de chagrin,
De ronces et d'asticots,
Il invite au désespoir
L'égaré perdu dans le flot.
L'aurore venue,
Il se cache en votre sein,
Prêt a resurgir
A l'appel d'une larme,
Sa fin.
Yves Delathouwer
juillet 1995