Berce mon désespoir
Dans le fleuve des malheurs.
Plonge-moi dans l'oubli
Des moments heureux.
Casse ma personne
En mille miroirs,
Masques de mon âme.
Efface les souvenirs
Qui tranche la poitrine,
En arrache la substance
Redonne vie
Au malheur qui m'habitait
Quand heureux,
Je souffrais en silence.
Yves Delathouwer
décembre 1995