Ma conscience pleure


    Je "sartre" le temps
    Qui comble le vide
    D'une ombre effacée
    Dans mon verre livide.

    Je ruisselle son odeur,
    J'exhume son aura;
    Je rôde autour d'une proie
    Fuyant devant moi.

    Le sablier s'écoule.
    La lumière s'en va
    Où s'est enfui l'envie.
    Ma conscience pleure.

      Yves Delathouwer

        février 1996


    Retour a l'index