La forêt était sombre,
Mes pensées obscures.
Une légère brume couvrait
Son tapis de verdure.
La cime des arbres bleutée
Indiquait un ciel
Rêve de mes espoirs
Où l'air serait léger.
Leurs troncs massifs
Etaient craquelés, pourris et fissurés,
Festins pour les vermines,
Idées rongées par le temps.
De fortes et profondes racines
Soutenaient l'édifice immense
Du poids de ses années.
Que serais-je sans mon passé?
Yves Delathouwer
mars 1995