J'ai froid, je suis gelé, glacé, étouffé
L'immobilité, la paresse, l'ennui
M'empoisonnent dans mon puits.
Je ne peux bouger, penser, respirer.
Je suis mon prisonnier.
Mon calvaire aura une fin,
Je me détacherai de mes liens
Pour aspirer a mon vrai dessein
A mon espoir infini
Celui de l'après-vie.
(Car la vie n'est qu'une succession de liens.)
Yves Delathouwer
mars 1993