Détenu par la solitude
L'angoisse, la peur,
la subjectivité, l'amertume,
Je vide mon verre
Triste et amer.
Ma tête est pesante.
Mon cerveau s'écrase
Sur les parois de mon crâne.
Mes conduits éclatent,
Mes mains chaudes
Compressent mes tempes.
Je balance ma tête,
Heurte un mur.
Un ruisseau fade et ténébreux
Me couvre d'un fil protecteur.
Je n'appartiens plus a ce monde,
Je suis fou,
Je fuis,
Je suis lâche.
Mon âme s'arrache
Et disparaît dans l'oubli.
Yves Delathouwer
mars 1995