Benzine a l'huile,
Plombe ton moteur,
Arrache son étreinte,
Emboutis ses arrières.
Ton capot sous le soleil
Reflue avec la vague
Vers le coeur de ses entrailles,
Ses phares guidant ton désir
Vers le pot de ses reins
Evacuant le gaz pollué
D'un ronronnement étouffé.
Enfonce ton essuie-glace
Dans l'humidité de son visage
Criant de douleur.
Que saignant d'huile
Elle engraisse ton vit
Surchauffé de plaisir,
Et qu'enfin ravie
Elle s'évanouisse
Dans un merci.
Yves Delathouwer
décembre 1995