Elle était jeune, elle était belle,
Et l'espoir fou dans ses yeux clairs,
Striait d'ardentes joies passionnelles
Son âme limpide et printanière.Oh, bien sur , vous me direz
Qu'elle n'avait
Ni robe à traîne,
Ni phrases magiques,
Ni philtres tragiques,
Ni destin de reine,Mais moi, moi je vous dirai,
Que dans le moindre recoin de ciel,
Dans le plus timide rayon de soleil,
Dans le plus frêle souffle de vent,Dans toutes les étoiles muettes
Et les fleurs impassibles,
Dans tous les sourires ébauchés
Et les larmes perlées,
Dans toutes les aubes fragiles
Et les soirs naissants,
Dans tous les refrains du silence
Et les silences des musiques,Elle voyait
Cent, mille promesses,
Cent, mille caresses,Et étourdie de plaisir,
Elle esquissait des valses solitaires
En jetant ses rires dans l'air.Et alors
Dans sa gorge palpitante
naissaient tant de soupirs,
et dans ses yeux d'absente
s'éveillaient tant de désirsElle l'attendait,
Elle l'espérait,
Chaque heure et chaque jour.Elle l'attendit,
Elle l'espéra,
Chaque jour et chaque année.Chaque
AnnéeMais moi, moi je vous dirai
Tout cela,
Et plus encore.
Je vous diraiJe ne suis plus ni jeune, ni belle,
Et l'espoir mort dans mes yeux clairs,
Sillonne en longues rides parallèles,
Une âme qui a cessé de plaire. Hind Lwahhabi
mars 1998
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